Crise Anglophone: Restant sans réponse favorable à son appel, Paul Biya veut raser l’Ambazonie

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 Dans son message de fin d’année 2018 et du Nouvel an 2019 adressé à la Nation, le Chef de l’Etat du Cameroun a particulièrement durcit le ton face aux sécessionnistes qui, multipliant davantage des exactions,  son restés insensibles à ses mesures d’apaisement.   

« Cette situation ne peut plus durer », a martelé Paul BIYA, d’un air exacerbé. Rétablir la sécurité, c’est l’une des tâches fondamentales que doit assurer le Chef de l’Etat , au cours de son nouveau septennat. En effet si les exactions de Boko Haram dans l’Extrême-Nord ont considérablement baissé, et qu’à  la frontière orientale, la situation est sous contrôle, dans les régions anglophones, rien ne va, malgré de nombreuses mesures d’apaisement instituées par les pouvoirs publics.

Depuis le début de son nouveau mandat, le Chef de l’Etat a déjà posé deux actes forts qui traduisent sa détermination à résoudre pacifiquement la crise sociopolitique dans le Nord-Ouest et au Sud-Ouest.  La première main tendue aux sécessionnistes, c’est avec son décret n°2018/719 du 30 novembre 2018 portant création du  Comité National de Désarmement, de Démobilisation et de Réintégration (CNDDR). Deux semaines plus tard, à l’effet de persuader de la volonté de calmer le courroux des séparatistes,   Paul BIYA décide de « l’arrêt des poursuites pendantes dans les Tribunaux Militaires contre 289 personnes arrêtées, pour des délits commis dans le cadre de la crise dans les Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ».  Au grand dam du Président de la République, ces appels à déposer les armes lancés « aux entrepreneurs de guerre » sont restés sans réponse. Mais le Garant de l’intégrité du territoire n’entend pas baisser les bras. Et la possibilité d’un recours aux mesures extrêmes se fait ressentir. 

En effet, si aucune volonté d’un retour à la paix ne se montre dans le camps des miliciens séparatistes, « les forces de défense et de sécurité recevront instruction de les neutraliser » a averti Paul BIYA avant de faire savoir que « Cette situation ne plus continuer ». Ce qui laisse entendre, que dans les prochains jours, si les mesures pacifiques des pouvoirs publics restent infructueux,  l’Etat peut passer à une autre phase, cette fois répressive, de résolution de cette crise. Les forces loyalistes devront rétablir l’ordre républicain par tous les moyens. Une phase de répression qui pourrait aboutir à un rasage total des sécessionnistes extrémistes qui n’auront pas déposé les armes et choisi  la « porte de sortie honorable ».

Toutefois, « j’entends poursuivre le dialogue engagé avec les personnes de bonne volonté pour un retour définitif à la paix », a souligné le Chef de l’Etat.


© Actu-Plus.cm, Franck Olivier BIYA


 

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