Manif du MRC:  » Les éléments de sécurité ont fait usage d’une logistique réglementaire » (Officiel)

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Six blessés dont deux activistes bien connus du public à Douala, et au total, 117 personnes interpellées à Yaoundé, Bafoussam et Mbouda, précise le Gouvernement, suite à la manifestation menée samedi par le parti de Maurice Kamto.

« Aucun coup de feu à balle réelle n’a été tiré ». Au cours d’un point d’un point de presse, mené conjointement avec le Ministre de l’Administration Territoriale Paul Atanga Nji, le Ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi a donné la version des faits officielle relative à la marche orchestrée par les militants du MRC samedi, le 26 janvier 2019 dans certaines villes du Cameroun ainsi que, certains pays étrangers.

Ci-dessous, un extrait de la communication de Réné Emmanuel Sadi, Ministre de la Communication, Porte-Parole du Gouvernement.

« Le parti politique dénommé, Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), a planifié une série de manifestations publiques non autorisées, dites « Marche Blanche » à travers le territoire national, ainsi que dans certains pays étrangers. Par l’organisation de ces manifestations, le MRC entendait comme en accoutumée, inciter nos compatriotes de l’intérieur du pays et de la diaspora, à braver l’ordre Républicain, par des mots d’ordre de rébellion et d’insurrection vis-à-vis des institutions légales et légitimes.

La date annoncée pour ces opérations à avait été fixée à ce samedi 26 janvier 2019. Il convient de préciser que sur l’ensemble du territoire national, des camerounais et camerounaises ont de façon générale, sereinement vaqué à leurs occupations tout au long de cette journée.

Néanmoins, des velléités de trouble à l’ordre public et de bravade à l’encontre des institutions républicaines ont été enregistrées dans les villes de Mbouda, Bafoussam, Yaoundé et Douala. Prenant la juste mesure de la situation, les autorités administratives des diapositifs sécuritaires conséquents pour préserverr le bon ordre et ramener les commanditaires au respect des lois et règlements de la République.

A Youndé, Bafoussam et Mbouda, plusieurs invidus, pris en flagrant délit de perturbation de l’Orde Public et devant les faits divers, ont été interpellés placés en garde à vue. Soit respectivement, 62 à Yaoundé, 42 à Bafoussam, 13 à Mbouda.

S’agissant de Douala, les Forces de maintien de l’ordre ont été positionnées à certains points névralgiques de la ville. Quelques participants à cette marche illégale se sont alors organisés de manière particulièrement agressive et ont pris sur eux d’aborder et de défier les forces de sécurité dans l’exécution des missions classiques de préservation de l’ordre public à elles à dévolues.

Faisant montre de maîtrise et de professionnalisme, les Forces de maintien de l’ordre ont dû procédé à des mises en demeure, malheureusement, non suivis d’effet, de la part des manifestants.

Il s’en est suivi quelques échauffourées au cours desquelles, les éléments de sécurité ont fait usage d’une logistique réglementaire. Il convient de préciser et ce, sur la base d’une absolue véracité, qu’aucun coup de feu à balle réelle n’a été tiré.

Sept personnes ont été interpellées et ramenées au siège du MRC, Sis au lieu dit, New-Deido, dans l’arrondissement de Douala 1er. En outre, six blessés ont été enregistrés parmi lesquels, deux activistes bien connus du publics.

A l’étranger, une centaine de militants du MRC, ce sont attaqués à l’Ambassade du Cameroun à Paris, en France. Après avoir escaladé la grille d’enceinte de l’immeuble abritant l’Ambassade, ils se sont introduits par infraction dans le bâtiment, saccager tout sur leur passage, causer des dégâts considérables. A l’heure qu’il est, ces individus ont été évacués par des forces de l’ordre françaises.

Le Gouvernement de la République condamne avec force, ces manœuvres inadmissibles dont le but évident est la déstabilisation du Cameroun, sous la fallacieux prétexte d’un supposé hold-up électoral. Nous rappelons que le Cameroun est et demeure un état de Droit, où la dévolution électoral se fait à travers les urnes et non par la violence ou les manifestations de rue. Le Gouvernement de la République met donc en garde, celles et ceux qui s’obstinent à proférer des revendications infondées qui cachent à peine leur sombre dessein. Il leur rappelle qu’ils sont comptables des exactions commises et qu’ils s’exposent ainsi aux sanctions prévues par la loi.

C’est également le lieu d’en appeler au sens de responsabilité, au patriotisme et à l’esprit civique des populations, de nos concitoyens de la diaspora et des jeunes, en particulier, afin qu’il ne se laissent guère manipuler par leaders politiques des mauvaises foi, aveuglés par des ambitions outrancières et inconsidérés. A l’heure où le Cameroun est résolument engagé sur la voie de son émergence, tout doit être et sera mis en oeuvre pour la préservation de la paix et la stabilité. »

Actu-Plus.cm, Propos transcrits par Franck Olivier BIYA

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