Maquillage professionnel : Un métier qui nourrit son homme

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Le maquillage professionnel attire de plus en plus de nombreux jeunes, des make-up artists, qui disent y trouver leur compte, contrairement aux idées reçues.

« Si le métier me nourrit ? Oui ! Par la grâce de Dieu j’arrive à payer ma scolarité , celles de mes frères et à épargner .. donc je ne me plains pas! ». Tels sont les propos de Julie Tiffany, une make-up artist (MUA) d’à peine 21 ans.

 

Étudiante de Master 2 à l’Université de Yaoundé 2, c’est tout naturellement qu’elle se retrouve dans cet univers. « Depuis toute petite , je me souviens dès l’âge de 14 ans au collège de la Retraite, je maquillais déjà mes camarades pour les kermesses , les clubs… Et il y avait un rang de fou! Pour 300 Fcfa tu avais droit à une touche de beauté, la belle époque (rires) ».

Aujourd’hui, les MUA disent sans gêne qu’ils parviennent aisément à vivre de leur art. Le métier a en effet longtemps été stigmatisé, car ne semblant pas rapporter grand chose. Pourtant, de l’avis de tous les maquilleurs professionnels, il suffit d’être persévérant. « J’ai pu m’acheter une voiture, je paie mon loyer et mes deux enfants vont à l’école. Je ne demande donc rien à personne », confie l’une d’eux.

Un métier rentable et digne

De manière générale, les prix sont fonction de la prestation. Il existe toutefois des taux forfaitaires. Un maquillage de jour ou de nuit, pour une cérémonie ordinaire, reviendrait au minimum à 10,000 Fcfa. Lorsqu’il s’agit déjà d’un mariage, la mise en beauté de la mariée s’évalue à 25,000 F par séance. Et ceci, dans le cas où la belle du jour va au salon de beauté. Car si c’est au make up artist de se déplacer avec son matériel, il y a des frais supplémentaires.

« Lorsque tu es brave, le week-end on peut te solliciter pour plusieurs mariages. Avec une bonne organisation tu satisfais tous tes clients et tu as une semaine bien validée financièrement », affirme Yde Baridorle, une autre MUA.

Effectivement, il est aussi possible de signer des contrats avec de gosses entreprises, pour sublimer les acteurs de vidéos publicitaires. Ou encore, d’accompagner des artistes musiciens lors du tournage de leurs clips ; et même de faire du maquillage professionnel pour le cinéma. L’éventail de possibilités est donc large, il suffit d’être ingénieux, travailleur et futé. Quelqu’un l’a bien dit, « il n’existe pas de sot métier ».


© Crtv.cm, Vanessa Onana


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