TROUBLES À L’ORDRE PUBLIC: Doit-on dissoudre le MRC ?

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Le ton est ferme et grave. Le ministre de l’Administration territoriale a indiqué que la mansuétude du gouvernement n’est pas signe de faiblesse. Les responsables des actes posés le 26 janvier devront répondre devant les juridictions compétentes.

Au nom de la liberté de revendiquer, Maurice Kamto et ses partisans ont décidé de mettre le pays à sac. Au Cameroun, ils dénoncent le rejet systématique de leurs déclarations de manifestations publiques et crient à la dictature, au non-respect des droits de l’homme et des libertés. Soit. Mais on aura du mal à expliquer comment, dans un pays des libertés, où ils peuvent organiser toutes sortes de marches pacifiques et proférer n’importe quelle insanité sans être puni ou arrêté parla police, comment ont-il pu arriver à de tels extrêmes.

La mise à sac de l’ambassade du Cameroun à Paris donne finalement raison aux autorités camerounaises qui ont toujours affiché une méfiance vis-à-vis des manifestations publiques que projettent les politiciens. Ce qui s’est passé à Paris était aussi programmé pour se passer à Yaoundé, Douala, Bafoussam et ailleurs au Cameroun. Des attaques ciblées et synchronisées contre les symboles de l’autorité de l’Etat.

Visiblement, Maurice Kamto projette de rendre le pays ingouvernable tant qu’il n’est pas président de la République au Cameroun. Il avait promis une phase II de la revendication de « sa victoire » au terme du scrutin du 09 octobre dernier. Il avait détourné l’attention des Camerounais en indiquant à ses partisans de ne plus descendre dans la rue avant d’avoir reçu de nouvelles instructions. Le 26 janvier dernier était certainement un jour de rentrée pourles casses et pour mettre le pays à feu et à sang au nom de Maurice Kamto et sa soif de pouvoir.

Sauf que, dans leurs agissements, ils piétinent les intérêts et l’honneur du Cameroun et des Camerounais, détruisent leurs biens, portent atteinte à leur intégrité physique. C’est désormais clair, le MRC a franchi le rubicond. Et le gouvernement de la République pourra avoir la main lourde contre le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun. Cette menace s’est exprimée samedi dernier au cours d’une conférence de presse conjointe MINCOM-MINAT. Paul Atanga Nji, ministre de l’Administration territoriale a clairement dit que « le MRC court le risque d’être dissous,et ses activités interdites sur tout le territoire camerounais ». Il a par ailleurs indiqué que les personnes interpellées à Yaoundé, Douala, Bafoussam, Mbouda, plus d’une centaine, seront traduites en justice. « Avec les marches illégales au Cameroun et le vandalisme à notre Ambassade de Paris, a martelé Atanga Nji, le MRC a franchi la ligne rouge. » Le parti de Maurice Kamto, qui n’estrien d’autre qu’une association de droit camerounais tombe sous le coup de la loi qui peut être appliquée dans toute sa rigueur.

Ce qu’Atanga Nji n’a pas dit

L e ministre de l’Administration territoriale a indiqué que la police n’a pas fait usage d’armes à feu. Au sein de l’opinion, de graves doutes sont émis sur cette déclaration étant donné qu’il y a eu des blessés. Ce que Paul Atanga Nji n’a pas dit, c’est que la police camerounaise est équipée aujourd’hui du matériel anti-émeute de pointe. Les projectiles titrés par la police et qui ont atteint les manifestants sont appelés des flash ball. Ce sont les munitions en caoutchouc qui peuvent blesser mais qui cause très rarement le décès de ceux qui sont atteints. C’est avec les mêmes armes que la police française disperse les « Gilets Jaunes » lors de manifestations qui ont actuellement cours dans l’hexagone. Le flash ball est donc une arme de défense utilisée par les forces de l’ordre et tirant des balles en caoutchouc souple et non perforantes. On peut alors comprendre pourquoi les blessés pouvaient marcher sans éprouver trop de douleurs comme ç’aurait été le cas s’ils avaient reçus des balles réelles.

L’Essentiel du Cameroun, Christophe Mvondoa

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