Fespaco 2019 : un film sur les violences sexuelles

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Benjamin Eyaga

Le court-métrage de 24 minutes « Mes Silences » du réalisateur Benjamin Eyaga en compétition au festival Panafricain du cinéma et de la Télévision de Ouagadougou jette un regard accusateur au silence des victimes.

Andela, est une jeune camerounaise âgée d’environ 30 ans. Elle vit dans la pauvreté avec sa grand-mère depuis la mort de ses parents il y’a quelques années.

L’intrigue

En couple avec Ndongo, un jeune homme pas très nanti, ils prennent la décision de se marier. C’est alors qu’elle le présente au seul parent qui lui reste. Sa grand-mère. Un soir alors qu’elle revient seule d’un rendez-vous avec son fiancé, elle est agressée par 4 malfrats, elle subit un viol collectif de la part de ceux-ci. C’est le début de son calvaire.

Repères techniques

Le film se construit entre le réel et l’irréel et se déroule dans un bidonville camerounais. Dans les repérages, le réalisateur a ciblé à peine quatre sites où se déroulent les moments forts du film. Il s’agit notamment d’une maison en matériaux provisoire, d’une chambre, d’une ruelle obscure et d’une salle d’attente dans un hôpital. C’est dans cette salle que la nouvelle de la mort d’Andela sera annoncée à son fiancé et à sa grand-mère alors qu’une grossesse extra-utérine, conséquence d’un viol collectif, aura eu raison d’elle. Viol dont ils ne seront jamais informés.

Les jeux de lumière et de son utilisés par l’équipe de production en arrive à donner une couleur à la peur et aux angoisses. Tout au long du court métrage, le réalisateur a comme un souci de mettre en avant la violence et le sexe. Cela s’observe à travers le choix des séquences très osées et des costumes arborés par l’actrice principale.

  • Jeanne Ngo Nlend, envoyée spéciale à Ouagadougou, Crtv
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