Lutte contre le blanchiment d’argent : le dispositif de lutte en évaluation

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Au cours d’un séminaire ouvert lundi à Douala par le ministre des Finances, Louis Paul Motaze a réaffirmé la volonté du gouvernement de combattre la criminalité financière.

Le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, a ouvert le 25 février dernier à Douala, les travaux du séminaire de pré-évaluation du dispositif national de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. C’était en présence des principaux responsables du Groupe d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique centrale (Gabac), avec à leur tête le secrétaire permanent Gervais Mbata, ainsi que des représentants de l’Anif, de la Conac, du Tcs, etc.

S’appuyant sur les travaux tenus à Yaoundé en novembre 2018, lors du séminaire de lancement de l’évaluation nationale des risques en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme au Cameroun, Louis Paul Motaze a tenu à préciser qu’il est à Douala pour poser le premier acte de cet atelier consacré à la préparation de l’évaluation mutuelle du dispositif de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.

Le Cameroun, a-t-il ajouté, a déjà entamé les activités nécessaires pour se conformer à la mise en œuvre de la nouvelle méthodologie adoptée en 2012, laquelle préconise que chaque Etat fasse une analyse et procède par une approche fondée sur les risques afin de lutter efficacement contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.

Quant à l’évaluation, objet des présentes assises, le Cameroun déploie de nombreux efforts pour renforcer son dispositif de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Il s’agit, entre autres, du renforcement des capacités opérationnelles de l’Anif, la participation active à toutes les actions ayant abouti à la modification du règlement Cemac en 2010 et l’adoption d’un nouveau texte de référence en avril 2016, l’adoption des lois portant création du Tcs et la répression des actes de terrorisme, la création et surtout l’opérationnalisation des tribunaux militaires compétents pour connaître des cas de financement du terrorisme.

Résultats : de 83 déclarations de soupçon en 2008, on est passé à 670 en 2018 ; de 29 dossiers transmis par l’Anif en 2008, on est arrivé à 183 en 2018. Ce qui atteste d’une maîtrise plus affinée des diligences en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, et de la maîtrise de la problématique du blanchiment.

  • Par Alfred Mvogo
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