Répression au Zimbabwe: vers un élargissement des sanctions britanniques?

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Selon les autorités, plusieurs centaines de personnes ont été arrêtées le mois dernier. © REUTERS/Philimon Bulawayo

La ministre britannique pour l’Afrique et le Développement international a laissé entendre mardi 5 février que Londres pourrait élargir ses sanctions contre le Zimbabwe après la répression violente des manifestations du mois dernier contre la hausse des prix du carburant.

Pour Harriett Baldwin, il y a clairement eu usage disproportionné de la force contre les manifestants. La ministre britannique a fait savoir mardi que son gouvernement a convoqué l’ambassadeur du Zimbabwe à Londres pour lui faire part de ses inquiétudes. Et que Londres pourrait pousser pour un renforcement de ces sanctions.

«Nous estimons qu’il est encore trop tôt pour lever ces sanctions. Et les violences de ces dernières semaines nous font dire qu’il faudrait peut-être même élargir ces sanctions à plus de personnes, a-t-elle déclaré devant une commission parlementaire au sujet des violences de ces dernières semaines au Zimbabwe. Nous avons entendu le président dire que les responsables allaient être sanctionnés, nous n’avons rien vu pour l’instant. Mais nous pourrions par exemple inclure ces personnes sur notre liste.»

Pour l’instant, seuls deux individus, l’ancien président Robert Mugabe et sa femme Grace, ainsi qu’une entreprise publique d’armement sont sous le coup de sanctions britanniques et européennes.

La ministre a également indiqué qu’au vu des récents événements, la Grande-Bretagne n’appuierait pas le retour du Zimbabwe au sein du Commonwealth. Harare a officiellement demandé sa réintégration dans l’organisation il y a quelques mois.

L’Union européenne doit également renouveler ou non ses sanctions contre le Zimbabwe avant le 20 février.

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