Une imposture

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Les marches illégales du 26 janvier dernier avaient pour seul objectif : plonger le pays dans le chaos afin de discréditer les institutions républicaines. Il est donc clair que Kamto et les siens cherchent des prétextes pour jeter des Camerounais dans la rue afin de mettre à mal le gouvernement

Maurice Kamto et sa famille politique, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc), confirment qu’ils sont des menaces à la paix sociale au Cameroun. L’écriture politique de ce dernier et ses lieutenants risquent, à terme, de conduire le pays dans une situation d’impasse qui pourront dégénérer en une guerre civile si les pouvoirs publics ne prennent pas leurs responsabilités. Kamto, chaque jour qui passe, monte d’un cran dans la défiance à l’autorité de l’Etat. Les événements du week-end dernier le corroborent à suffisance.

D’ailleurs les motifs convoqués par le Mrc et Maurice Kamto pour légitimer ces marches sont les plus farfelus et incongrus qui soient. En fait, ils prétendent marcher en vue de dénoncer ce qu’ils qualifient de « hold up électoral », le pillage des fonds publics dans le cadre de l’organisation de la Can et dire non à la guerre dans les régions du Nordouest et du Sud-ouest. Tentons une déconstruction !

L’un des mensonges que le président du Mrc et candidat à la présidentielle d’octobre dernier vend à l’opinion est qu’il a gagné les élections. Après avoir, magistralement, mené les débats, le Conseil constitutionnel, le 22 octobre 2018, déclare le candidat du Rdpc, Paul Biya, vainqueur de l’élection présidentielle par 71,28% contre 14% pour Maurice Kamto. Le 06 novembre, le président élu, Paul Biya, prête serment devant le parlement réuni en congrès pour un mandat de sept ans. Alors, d’où vientil que l’agrégé de droit et avocat de haut vol qu’est Maurice Kamto soit encore, à ce jour, à parler de « hold up électoral ». Il est clair que ce dernier a un agenda caché. L’élection présidentielle d’octobre n’étant qu’un prétexte. Malheureusement un mauvais prétexte, car cette élection est entrée dans l’histoire depuis plus de trois mois. L’autre argument qu’a mobilisé le Mrc, pour ces marches du 26 janvier, est la dénonciation de la guerre dans les régions du Nord-ouest et du Sudouest. Pourtant, depuis que cette crise sécuritaire a commencé en novembre 2016, sa résolution est la préoccupation de tous les instants du président Paul Biya. Dans ce sens, il a pris un certain nombre de décisions dont les plus saillantes: la création de la Commission Nationale pour la Promotion du Bilinguisme et du Multiculturalisme (Cnpbm) avec à sa tête l’ex-Pm, Peter Mafany Musonge et le Comité national de désarmement, de démobilisation et de réintégration (Cnddr) placé sous l’autorité du Premier ministre. Si le prof veut se mobiliser pour la paix, qu’il aille rencontrer les entrepreneurs de guerre desdites régions pour les convaincre de déposer les armes, car on ne désarme par un Etat.

Au-delà des motivations sus évoquées, le président du Mrc a convoqué de présumés détournements de fonds dans le cadre de l’organisation de la Can 2019. Cet argument, non plus, ne saurait justifier quelque marche que ce soit. En effet, Maurice Kamto sait bien que l’exécutif est organisé en administrations qui, très souvent, sans tambour, ni tempête, opèrent de manière silencieuse, par le biais des contrôles, pour rassembler les éléments pouvant justifier des poursuites contre les gestionnaires indélicats. A l’instar du Consupe. D’ailleurs, on n’a jamais engagé des poursuites judiciaires au Cameroun contre quelque gestionnaire public que ce soit au lendemain d’une marche populaire. Relativement à l’organisation de la Can 2019, le chef de l’Etat a pris un certain nombre de mesures conservatoires par rapport à certains gestionnaires impliqués dans les projets. Ainsi, lors du réaménagement gouvernemental du 04 janvier dernier, le ministre de la Santé publique, André Mama Fouda, est sorti du gouvernement. De même que celui du Développement urbain et de l’habitat, Joseph Mbwentchou ; sans oublier Abba Sadou des Marchés publics. Il a changé de porte feuille au ministre Pierre Ismaël Bidoung Mpwatt. Qui a quitté le ministère des Sports pour celui des Arts et de la culture. Voilà donc quelques figures de l’organisation de la Can qui sont sorties du circuit. En sus, gérer un Etat demande un certain sang froid et un recul critique devant les événements. L’ancien ministre Kamto le sait bien !

En somme, les éléments évoqués par Maurice Kamto et les siens sont des chevaux de Troie. Les marches illégales du 26 janvier dernier avaient pour seul objectif : plonger le pays dans le chaos afin de discréditer les institutions républicaines. Il est donc clair que Kamto et les siens cherchent des prétextes pour jeter des Camerounais dans la rue, afin de mettre à mal le gouvernement et tirer les marrons du feu en s’auto proclamant président de la République sous le prétexte que le régime actuel de Yaoundé n’est plus à même d’assurer la sécurité des personnes et des biens ou a perdu toute légitimité en tirant à balles réelles sur les populations qu’il est censé protéger. Face à ces velléités insurrectionnelles, les pouvoirs publics doivent prendre les mesures légales et réglementaires pour garantir aux populations la paix, la sûreté et la quiétude. Seuls gages du développement.

Par Julien Nga Ebede

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