CAN 2019 au Cameroun: le silence du bruit, ou le crash des incompétences

De Sismondi BARLEV BIDJOCKA

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Hier au siège de la CAF, des responsables se sont amusés à réévaluer les travaux des infrastructures de la CAN qui aurait dû se tenir cette année au Cameroun. On en arrive à une conclusion scandaleuse, celle qui aurait été la honte du pays en ce moment si les instances dirigeantes de la confédération n’avaient pas eu le sens de l’anticipation en retirant la compétition au Cameroun.

Nous sommes le 12 avril, presque tous les chantiers sont en arrêt, ici il manque la moitié du matériel, là bas on revendique sept à huit mois de salaire, plus loin, on a peur que certaines structures soient bricolées et nécessite des tests de résistance au risque de tuer les gens dans un effondrement.

Parfois tout ce que Dieu fait es bon. Si Ahmad Ahmad n’avait pas vraiment pris une importante décision pour nous, cette honte on ne pouvait pas livrer ces travaux à temps. Maintenant tout le monde en est convaincu, y compris les médias qui s’empiffraient d’argent et revenaient dans les antennes de nos médias hurler au complot interne. En ce moment, on entend le lourd silence de ce bruit, et surtout on assiste en termes de démonstration, au crash des incompétences.

Comment allait-t-on faire pour organiser la CAN 2019 avec les stades encore en chantier en avril ?

Un audit, je veux dire un vrai audit devrait nous indiquer les pièces manquantes de ce puzzle, qui fait l’objet d’un puissant article dans le célèbre journal France-football. Quand j’évoque un Vrai audit, j’essaye de faire le distinguo avec les audits faits tout le temps par le cabinet Okala ahanda pour des entreprises d’état comme Cameroon Civil Aviation Authority (CCAA), ou encore CAMTEL, et qui nous offre presque toujours des conclusions de bonne gestion alors qu’en réalité rien ne tient débout. 
La question en ce moment est, qui est l’auditeur des infrastructures de la CAN ? Est ce un audit réellement indépendant ? De la réponse à cette question dépendra la pertinence de ce rapport d’audit. Nous connaissons les capacités des camerounais à corrompre parfois le jusqu’au portier du Paradis. D’ici là, nous devons tout faire pour que les travaux reprennent normalement partout pour éviter une mise en garde de la CAF qui peut dans un communiqué nous ajouter une dose de honte en montrant aux yeux du monde une réalité indéniable.

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