Crime passionnel : Zapfack Edouard aux arrêts

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La quarantaine avancé, Edouard Zapfack a assassiné son ex-compagne Marie-Cécile et mis le feu dans la maison en matériaux provisoires qu’elle occupait avec ses enfants.

L’air hagard, la mine triste, Edouard Zapfack, auteur du crime de son ex-compagne au quartier Bojongo dans le 4ème arrondissement de la ville de Douala a été appréhendé par les forces de sécurité ce 13 avril 2019. Et alors que la reconstitution des faits a été organisée ce vendredi 12 avril 2019 sur les lieux du crime, il raconte.

Les faits

Le 8 avril 2019 au quartier Bojongo dans le 4ème arrondissement de Douala, il est plus de 23h lorsque Edouard Zapfack muni d’un récipient contenant 2l d’essence va faire irruption au domicile de Marie-Cécile. A l’aide d’une des clés du domicile qu’il avait en sa possession, il va ouvrir la porte principale et s’introduire dans la maison.
A la vue de son ex-copain, Marie Cécile va pousser un cri. Ce dernier va alors l’assommer à deux reprises sur la tête à l’aide d’une machette avant d’asperger la maison du contenu de son récipient et d’y mettre le feu. Il prendra par la suite, la fuite.

Violences conjugales

L’incendiaire après avoir reconnu les faits, explique les raisons de cet acte comme une revanche contre celle qui quelques mois plus tôt, l’avait jeté hors de chez elle suite à une énième séparation pour violences conjugales. Et malgré les reconciliations entamées, la famille de Marie-Cécile n’a pas voulu flancher. Présenté comme une personne violentée et parfois dérangée, Edouard Zapfack révèle d’ailleurs avoir essayer à plusieurs reprises de mettre fin à ses propres jours, en vain.
« Je me disais que si elle venait me trouver mort, elle sera tourmentée. Mais à chaque essai, j’ai failli. Je ne sais pas quel démon m’a hanté pour que je décide d’en finir finalement avec elle », avoue-t-il.

Edouard poursuit en disant qu’il ne se voyait pas vivre pauvre et seul. Surtout après avoir donné tous ses biens à Marie-Cécile. « Quand j’ai entamé mon histoire avec Marie-Cécile, j’avais des deux terrains à Pk14. Je les ai vendus quelques temps après et nous avons construit cette maison en matériaux provisoires en attendant de réaliser quelque chose de meilleur », déclare Edouard. Malheureusement, face à la violence permanente de son homme sur elle, la défunte avait décidé de mettre un terme à cette histoire. *
En attendant son jugement, Edouard Zapfack a été déféré à la prison centrale de Douala où il médite sur son sort.

Jeanne Ngo Nlend

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