SOUTIEN À PAUL BIYA : Jean De Dieu Momo persiste et signe

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Au cours d’un meeting à Douala le 13 avril, le patron du Paddec a une fois de plus exposé les raisons qui justifient son engagement en faveur du président de la République.

Jean De Dieu Momo fait partie de l’équipe gouvernementale depuis le 4 janvier 2019. Le président des Patriotes démocrates pour le développement du Cameroun (Paddec), qui a milité ardemment en faveur de la candidature de Paul Biya à l’élection présidentielle du 7 octobre 2018, est devenu ministre délégué auprès du ministre de la Justice. Et il a, stratégiquement, attendu le 13 avril 2019 pour solennellement témoigner sa gratitude au président de la République.

Au cours de ce meeting, suivi par la présentation et la dédicace de son livre de 178 pages “De la démocratie récréative” renseignant le lectorat entre autres sur «les actions menées par le président de la République et qui méritent que l’ensemble des Camerounais et même des Africains lui soient reconnaissants car loin des considérations de ses adversaires politiques trop souvent à la solde de la communauté internationale hostile», Jean De Dieu Momo, l’auteur, n’a pas tari d’éloges envers le chef de l’Etat.

Pour le président du Paddec, «Paul Biya s’est toujours battu pour préserver les acquis de son peuple dont les ressources du sol et du sous-sol sont tant convoitées. De plus, conscient du danger que représentent certains accords sur le bien-être de ses populations, Paul Biya a entrepris de libérer ces dernières du joug “colonial” en refusant soit de les signer, soit de les ratifier, soit de les reconduire». Des faits et d’autres qui, pour Jean De Dieu Momo, font de l’homme politique avisé qu’est Paul Biya, «celui qui doit continuer de présider au destin des Camerounais en restant à la tête du Cameroun et en continuant, avec le soutien de véritables patriotes comme le Paddec, la guerre contre la françafrique et l’Establishment».

Une belle opportunité aussi pour Laurent Esso, ministre d’Etat, ministre de la Justice, garde des Sceaux, pour communier avec la base militante de ce chaudron électoral. Occasion idoine aussi pour passer des messages, notamment sur un fait social qui, depuis peu, fait une progression sournoise au sein de la société camerounaise. Un cancer qui prend des proportions inquiétantes et demande à être circonscrit, car nourri par une certaine classe politique. «A la veille de l’élection présidentielle du 7 octobre dernier, une grande démobilisation avait été provoquée dans nos rangs. En effet, un tract avait circulé appelant notamment, selon les termes qu’il contenait, à une prise de position aux antipodes de l’esprit qui règne ici, aux antipodes de ce que nous vivons ce jour. »

C’est que, depuis justement la veille de la dernière présidentielle, le repli identitaire a refait surface avec une force considérable. A telle enseigne que les uns considèrent les autres comme de parfaits étrangers, des inconnus qui n’ont droit à rien, sauf au silence, à la mise à l’écart. L’info claire et nette. Une attitude dangereuse contre laquelle s’insurge Laurent Esso : « Nous devons vivre à Douala en parfaite harmonie en tenant compte de ce que notre frère, notre soeur n’est pas nécessairement originaire de la même Région que nous. Notre frère,
notre soeur n’est pas nécessairement de notre ethnie (…), de notre culture. »

Au Cameroun, de nombreuses étiquettes ont pignon sur rue, si bien que, de manière insidieuse, elles ont tendance à s’imposer à tous et de pouvoir semer la zizanie. Une réalité qui n’est guère du goût de Laurent Esso, qui « égrène une série de qualificatifs tantôt en français tantôt en diverses langues vernaculaires pour désigner ceux qui sont considérés avec suffisance, condescendance ou indifférence comme lointains. « Notre frère et notre soeur sont ceux-là mêmes que nous considérons très souvent comme étrangers. Notre frère et notre soeur sont de ceux-là que nous pointons comme autochtones, allogènes, Muyabedi, Belobelobo, Nkwa, Gadamayo. »

Laurent Esso martèle que tous ces gens sont les bienvenus à Douala et partout où il y a une communauté des Camerounais. À ceux qui pensent qu’une ethnie est basse, inférieure ou supérieure à d’autres, un message. « Nous devons donc dépasser le repli identitaire qui nous hante, pour retrouver dans notre militantisme et dans notre engagement politique une attitude qui rassemble, une attitude qui va au-delà de la simple affinité tribale. Ca mer be Nous nous devons d’éviter tous ces comportements qui provoquent des blessures parfois difficiles à guérir, des blessures qui nous installent malheureusement dans une suspicion permanente et dans la méfiance destructrice. Des blessures qui durent et subsistent dans le subconscient, au-delà de l’oubli », fait remarquer le chef de la délégation permanente régionale du comité central du RDPC pour le Littoral.

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