ACTIVITÉS AGROPASTORALES:Vers l’élevage et l’agriculture de seconde génération

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Dr. Taiga - MINEPIA
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Le ministre de l’Elevage, des Pêches et des Industries animales, Dr Taïga, a présidé le 07 mai 2019, les travaux de la deuxième session du Comité de pilotage mis en place à cet effet.

L’élevage des bovins, volailles, porcs, les petits ruminants assurent d’une manière générale la nutrition et la sécurité alimentaire de plusieurs familles au Cameroun. Pour une agriculture de seconde génération en matière d’élevage, le Projet de développement de l’élevage (Prodel) a été mis en place. En tant que l’un des principaux leviers de l’émergence du pays en 2035, ce projet a pour objectif de favoriser un environnement propice au développement inclusif des chaînes de valeurs pour les petits producteurs et un accroissement des investissements dans la production, la transformation et la commercialisation des produits ciblés. Pour concrétiser ce vœu, plusieurs experts du domaine se sont réunis autour d’une table le 07 mai dernier à Yaoundé. Dans le cadre de la seconde session du comité de pilotage. Sous la houlette du Dr Taïga, ministre de l’Elevage, des Pêches et des Industries animales (Minepia).

A en croire les responsables de ce projet, les activités qui vont démarrer au cours du mois de juin sont constituées de trois composantes. «Nous avons présidé la première phase qui permettait de mettre en place tous les outils notamment la coordination, les démembrements du projet, l’identification des sites. Cette deuxième phase concerne le déploiement sur le terrain basé sur différentes composantes. La première composante s’articule autour de la santé animale. Il y aura la vaccination contre la peste des petits ruminants sur l’ensemble du territoire. Dans la composante 2, nous allons accompagner les familles atteintes par des conflits, pauvres en reconstituant leur base e production. Et la troisième composante permettra de mettre en place les projets productifs. C’est-à-dire de financer les projets d’exploitation d’entreprises moyennes et grandes», a expliqué le Minepia.

Bien plus, le secteur fait face à plusieurs contraintes. Comme la faible éducation des éleveurs, la prévalence des parasites et des maladies infectieuses auprès de 70% des cheptels, la faible productivité des espèces locales, l’approximation des services consultatifs, l’accès limité au crédit et au financement rural, aux infrastructures de transformation et de commercialisation. Et le Prodel a donc jusqu’en janvier 2023 pour inverser les tendances ci-dessus évoquées. «Il s’agit d’avoir un impact planifié , positif et mesurable sur 120 000 ménages d’éleveurs, y compris les pasteurs, des organisations des éleveurs et leurs faîtières, 20 000 opérateurs et entreprises privés de petite et moyenne tailles, des groupes vulnérables (les femmes, les jeunes et autres personnes à risque comme les Baka) et les services d’appui à l’élevage (services publics de recherche en matière d’élevage et de vulgarisation et prestataires) des services impliqués dans les chaînes de valeur ciblées de l’élevage dans le zones du projet.»

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