Cameroun – Enseignement Secondaire Général: La date du baccalauréat modifiée

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Salle d'examen

Le début des épreuves prévu le 28 mai a été ramené au lundi 27 au moment où dans les lycées et collèges, les candidats sont en «stage bloqué».

Dans un communiqué rendu public le samedi 18 mai 2019, le directeur de l’Office du baccalauréat du Cameroun (Obc), Etienne Roger Minkoulou informe les candidats audit examen session 2019 et la communauté éducative que «les épreuves du Baccalauréat série A, Abi, C, D, E et TI se dérouleront» avec un changement cette année. Pour cela, il précise que les épreuves écrites se dérouleront du lundi 27 au mercredi 29 mai et du vendredi 31 au samedi 1er juin 2019. Dans un tableau faisant office de calendrier, il publie également les jours et heures du déroulement des épreuves. A la lecture, il ressort qu’initialement, les responsables de l’Obc n’avaient pas pris en compte la célébration de la fête de l’Ascension, le jeudi 30 mai. Une modification qui est venue passablement perturber la sérénité des candidats actuellement en pleines révisions.

En cette dernière ligne droite, dans les lycées et collèges de Yaoundé, les candidats rivalisent de stratégies. C’est ainsi qu’au collège Benigna situé à Etoudi lundi, 20 mai 2019, et les élèves des classes intermédiaires séjournaient à la maison alors que certains de leurs camardes prenaient part à la parade civile au Boulevard du 20 mai, les candidats au baccalauréat actuellement en «stage bloqué», poursuivaient les travaux dirigés. Il s’agit pour l’essentiel d’écouter selon les responsables de l’établissement, d’une série de traitement d’anciennes épreuves. «L’objectif est de mettre les élèves dans les conditions normales d’examen en les mettant face à des épreuves dont la typologie est celle du baccalauréat proprement dit», explique l’un des préfets des études, M. Zintchem.

A l’entrée du lycée bilingue de Yaoundé, pas l’ombre d’une présence humaine. Si ce n’est celle des vigiles en faction et une équipe de football de première division en cours de préparation d’un match de la Ligue professionnelle de football. Dans le bâtiment des terminales, les élèves traitent des épreuves des examens blancs du collège Vogt. Monique Abena et ses quatre camarades s’exercent en chimie. Baudouin Tsafack est au tableau, pendant qu’Annick Ngassa lit les exercices et Pamela Menchou vérifie les résultats à l’aide d’une calculatrice. Ces élèves disent qu’ils travaillent ainsi depuis la fin des examens blancs. «Je préfère venir ici travailler avec mes camarades que de rester à la maison travailler toute seule. Quand je suis ici, mes camarades et moi, nous partageons les connaissances».

Trois épreuves par jour

Et les journées sont déjà ainsi planifiées. «Nous arrivons ici à 07 h30 nous travaillons jusqu’à 13 heures. Par jour, nous traitons environ trois épreuves. Comme nous sommes en terminale D, nous privilégions nos matières de base. Il s’agit de la science de la vie et de la terre, la chimie et les mathématiques. Pour le reste, chacun de nous essaye de travailler soit avec son répétiteur ou un aîné académique», explique Monique Abena. Malheureusement, ces élèves ne bénéficient pas du soutien de leurs enseignants comme ils le souhaitent. Aux lycées d’Elig Essono, Mballa II et Emana, l’ambiance est pratiquement la même. Les élèves pour la plupart sont en «stage bloqué». Certains ont formé des groupes d’études.

«Chaque jour, nous traitons au moins un sujet de philosophie et de géographie», explique Carole Etongo. C’est un groupe de cinq élèves, qui travaillent à moyenne quatre heures par jour. Quant à Guy Merlin Yonta du lycée d’Emana, il a choisi de travailler tout seul. «Maintenant je travaille de 22 à 6h chaque jour. Le matin, je lis l’anglais, l’espagnol et dans l’après-midi, je traite une épreuve de mathématiques. En philosophie, je travaille beaucoup plus le commentaire philosophique, surtout l’œuvre du professeur Ebénézer Njoh Mouelle, «De la médiocrité à l’excellence», souligne-t-il. Au collège de la retraite de Yaoundé, l’ambiance est toute différente. Les élèves des classes d’examen sont présents dans les salles de classe, ainsi que les enseignants. «Au collège de la retraite, nous faisons travailler les élèves avec une pédagogie basée sur l’implication et la motivation. Les cours sont organisés en petits groupes afin de permettre à chacun d’être pleinement actif», explique une collaboratrice du principal qui a requis l’anonymat.

Chez les élèves de la terminale A4 all, tout se déroule comme si on était déjà en plein examen officiel, avec la mise en service d’un secrétariat, d’un planning de passage des épreuves et des surveillants, procès-verbaux à remplir, police des examens respectée à la lettre. Ces examens blancs se déroulent dans toutes les classes de terminales du collège de la retraite selon un planning mis en place par le principal. A une semaine du baccalauréat de l’Enseignement général (Esg), chaque établissement scolaire peut déjà avoir la tendance générale des résultats aux examens officiels.

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