Crise Sécuritaire: Les Nations unies pour la paix et l’unité du Cameroun

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Le haut-commissaire aux Droits de l’homme de l’Organisation des nations unies (Onu), Michelle Bachelet a ainsi résumé son séjour de trois jours au Cameroun dans une déclaration faite à la presse.

Le week-end dernier, résumant son séjour de trois jours au Cameroun, le haut-commissaire des Nations unies aux Droits de l’homme, Michelle Bachelet a indiqué que l’Onu va continuer à soutenir le Cameroun afin qu’il surmonte les crises sociopolitiques qu’il connaît dans certaines régions. L’ancienne présidente du Chili s’est voulue rassurant: «Nous sommes aux côtés du Cameroun. Bonne chance, on est ensemble». Pendant son séjour, la diplomate onusienne a eu des échanges avec les autorités camerounaises et des membres de la société civile pour évaluer la situation des droits de l’Homme dans le pays. Sa visite intervient dans un contexte marqué par la crise sociopolitique dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest en proie à des violences sécessionnistes, et par la menace terroriste de Boko Haram dans la région de l’Extrême-nord.

Mme Bachelet était également attendue par la classe politique notamment de l’opposition. Et pour cause, le climat sociopolitique est globalement tendu. L’incarcération du président national Maurice Kamto et des militants du Mouvement de renaissance du Cameroun (Mrc), pour certains, tend à donner du pays l’image d’une dictature. Candidat malheureux à la présidentielle d’octobre 2108 crédité de 14% de suffrages, Maurice Kamto accusé de rébellion, d’hostilité à la patrie entre autres, fait des pieds et des mains pour rallier la communauté internationale à sa cause. Or en perspective, les pouvoirs publics au Cameroun, préparent les élections régionales en juin et les élections législatives et municipales en septembre ou octobre prochain.

Récriminations

Au cours de la rencontre que les partis politiques ont eue avec Michelle Bachelet, les leaders présents lui ont fait part de leurs récriminations. Elles vont de l’organisation des élections, à l’animation de la vie politique en passant par les dispositifs législatifs. L’opposition a, à ce propos, dénoncé «l’arbitraire» des autorités qui «interdisent systématiquement leurs manifestations contrairement au Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc, au pouvoir)». Face aux acteurs de la société civile, le doigt a été mis sur la résolution de la crise anglophone. Sur ce front, le gouvernement a toujours estimé que les Forces de défense et de sécurité (Fds) se sont toujours acquittées de leurs tâches avec professionnalisme. Pour autant des Ongs internationales ont souvent estimé que l’usage de la force par les Fds est disproportionné.

Dans une déclaration datée du 06 mars 2019, le haut-commissaire des Droits de l’homme de l’Onu avait dénoncé des abus après avoir «noté l’approche brutale des forces de sécurité face à la crise dans les régions du Nordouest et du Sud-ouest, notamment la destruction d’infrastructures médicales, d’écoles et de villages entiers». Michelle Bachelet avait préconisé que «des mesures soient prises dès maintenant pour désamorcer la crise croissante dans le pays et empêcher que de tels actes de violence ne se répètent». Repartant du Cameroun, elle en a eu le cœur net. Suffisamment documentée sur la situation dans les deux régions en crise et dont les récentes décapitations des soldats comme d’autres actes de profanation, destruction massive et atteintes contre les civiles, lui ont été présentés.

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