SACCAGE DES AMBASSADES: Vaines tentatives d’activistes à Paris

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Au cours de leurs manifestations du samedi 18 mai 2019, les Brigades anti sardinards (Bas) qui ont convergé dans la capitale française, ont tenté d’attaquer la représentation du Cameroun en France essuyant au passage des arrestations.

Alors qu’ils étaient des dizaines de milliers à la Place de la République avec des messages hostiles au président de la République, Paul Biya et des pouvoirs publics français, à l’instar de «Paul Biya assassin, Macro complice», certains de leurs partisans ont échoué à l’entrée de la Porte d’Auteuil où ils tentaient comme en janvier dernier une attaque contre l’ambassade du Cameroun en France. C’est ainsi que la police française particulièrement mobilisée a interpellé vers 08h samedi matin quelques-uns, manifestement, agressifs à l’endroit d’un responsable de la représentation du Cameroun en France. De sources officielles, une plainte a été déposée hier contre les concernés. Preuve que «la récréation est terminée». D’ailleurs, la même fermeté est exprimée par la France dont le président, Emmanuel Macron parlant des manifestations violentes, s’est voulu sans détour, il y a quelques mois.

«Quand une foule haineuse se prend pour le peuple, c’est le début de la tyrannie. C’est la démocratie qui est attaquée. Non, cette foule n’est pas le peuple». Dans le même ordre d’idées, le Premier ministre Edouard Philippe a souligné que «lorsqu’une manifestation non déclarée, interdite, qu’elle est organisée pour casser, tous ceux qui participent, qui protègent les casseurs, qui les encouragent ou les glorifient sur les réseaux sociaux, se rendent complices.» un peu comme pour dire que les tenants du saccage qui préconisaient de mettre du feu aux installations du Cameroun en France, n’ont qu’à bien se tenir. Pour parer à toute éventualité, des Camerounais eux aussi manifestants prônant la coexistence pacifique et l’unité dans la diversité, ont pris le parti de la sécurisation des locaux de l’ambassade.

Colonies d’activistes

48 heures avant la célébration de la 47e édition de la Fête nationale, le 20 mai, a vu la participation de plusieurs leaders activistes ayant abondamment recruté parmi les autres colonies d’activistes africains d’Europe. Parmi les figures représentatives de cette tendance qui tient à montrer du Cameroun un visage hideux, Franklin Nyamsi, Patrice Nganang, Boris Bertolt, Brice Nitcheu, Calibri Calibro et Wanto.

Ces «Camerounais» dits de la diaspora prétendent dénoncer la gestion du Cameroun et le régime Paul Biya. «Solidaires aux populations des zones anglophones du Cameroun», ils se disent aussi solidaires de plusieurs leaders et militants du Mouvement pour la renaissance du Cameroun et son leader, Maurice Kamto incarcérés depuis janvier 2019.

Les manifestations de Paris ont eu cours au moment où le président de la République envisage d’ouvrir un dialogue avec les différentes forces vives rattachées à la crise dite anglophone. A l’occasion de la célébration du 47e anniversaire de l’Etat unitaire du Cameroun, le président français Emmanuel Macron, dans un message de félicitations qu’il a adressé à son homologue, Paul Biya et au peuple camerounais a redit sa présence de tous les instants aux côtés du Cameroun dans les efforts de lutte contre Boko Haram, notamment dans le cadre de la force multinationale mixte. De même qu’il appelle le président camerounais à une solution politique, ainsi qu’il l’avait déjà fait en janvier 2019. C’est ainsi que le président français salue l’offre de dialogue faite Par Paul Biya.

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