Unité Nationale: L’archevêque de Yaoundé célèbre une messe pour la paix au Cameroun

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La basilique Marie-Reine des Apôtres à Yaoundé, a abrité une eucharistie appelant à la coexistence pacifique des Camerounais, le 19 mai dernier sur les collines de Mvolyé.

Les Camerounais épris de paix n’ont pas boudé la 3e édition de la «messe pour la nation». Sous l’égide de l’archevêque de Yaoundé, Mgr Jean Mbarga, la célébration eucharistique a eu lieu à la basilique Marie-Reine des Apôtres à Mvolyé le dimanche 19 mai 2019. En cette veille de la célébration de la Fête nationale du Cameroun, moment renouvelé de l’unité nationale, l’occasion paraissait belle. Cette initiative de l’archidiocèse métropolitain de Yaoundé a connu la participation massive de différentes couches sociales. Des membres du gouvernement aux simples fidèles, en passant par les Camerounais d’autres confessions religieuses. Comme lors des deux éditions antérieures, le chef de l’Etat était représenté à cette célébration eucharistique par le ministre d’Etat en charge de la Justice, Laurent Esso.

Occasion de rappeler l’identité nationale du Cameroun, l’un des symboles a été particulièrement mis en valeur: le drapeau vert, rouge et jaune flottant partout autour de Marie-Reine des Apôtres. Parallèlement à l’office religieux, des chants patriotiques ont été entonnés pour glorifier et magnifier la pluralité culturelle du pays et sa diversité. A la suite de l’évangile de circonstance tiré de Saint Jean, Mgr Jean Mbarga a réaffirmé que le vivre ensemble s’impose à tous. Il est une invite à la paix, la justice, la concorde, la réconciliation et le développement. Une homélie destinée à tous les Camerounais de l’intérieur comme de l’extérieur. Prélude aux prières et litanies qui allaient suivre, il a été rendu grâce à l’Eternel pour la préservation de la paix au Cameroun malgré les différentes tensions qu’il traverse. Et surtout pour la construction de ce pays.

Grande fraternité «Nous avons célébré la troisième fois la «messe de la nation» et cette année nous avons voulu que le message de la grande fraternité des Camerounais soit entretenu par tous. Notre objectif est que chacun redécouvre l’originalité de notre pays. Un pays physiquement original de par sa géographie, un pays humainement original de par ses peuples, un pays dynamique de par la créativité, l’ingéniosité de ces habitants. Cette célébration était aussi un moment d’action de grâce à Dieu pour ce qu’il a fait pour nous les Camerounais. Voilà pourquoi nous avons voulu dans la joie, que les Camerounais prennent davantage conscience de l’importance de leur unité en dépit des différences. Ils ont entre leurs mains un grand trésor et qu’ils ne sauraient détruire», a éclairé Mgr Jean Mbarga.

La consécration du Cameroun à l’Eternel aura été un autre moment fort et de grande méditation. Elle s’est matérialisée par la fixation du drapeau sur l’autel. A l’occasion, l’assistance a repris en chœur, le passage biblique tiré de Mathieu: «Je ne suis pas venu abolir mais accomplir (…) Dieu nous a donné». Et le principal célébrant de marteler que «Dieu nous a donné le Cameroun ce beau pays. Notre pays refuse la guerre.» C’est justement pour que le pire n’advienne que le prélat a suggéré, qu’au regard de la situation qui prévaut: «le plus important serait qu’on ne parle plus des partis d’opposition. Mais qu’il s’établisse réellement une complémentarité entre la majorité et les autres formations politiques. Qu’on il ne parle plus du parti au pouvoir. Mais du parti au service du peuple. Pour un Cameroun véritablement, terre de nos ancêtres.

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