Cameroun – Enseignement Supérieur: Les Enseignants en grève

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Jacques Fame Ndongo, Ministre d'Etat, Ministre de l'Enseignement Supérieur

Dans la liste des revendications: le non-paiement des prestations statutaires, la qualité des infrastructures et les conditions de travail.

A partir de ce jour (Lundi 3 juin 2019, ndlr) et ceci pendant une semaine sur toute l’étendue du territoire national, les étudiants seront sevrés de toutes activités académiques: enseignements, travaux pratiques, travaux dirigés, évaluation, remise des sujets d’examens, surveillances et corrections. Des dommages seront aussi observés sur les soutenances qui sont actuellement en cours dans les universités. Avec l’indisponibilité des jurys des examens et des soutenances de Master et de Doctorat, comme l’indique la note du 31 mai dernier. Elle a été rendue publique par le syndicat national des enseignants du supérieur (Synes). Après une concertation extraordinaire tenue à Yaoundé. Relative à leur mouvement d’humeur dans toute les universités d’Etat.

Cette décision des enseignants fait suite à leur préavis de grève du 19 avril. Il a été déposé le 22 du même mois au ministère des Enseignements supérieur (Minesup). Et c’est parce qu’ils disent que ce préavis n’a eu aucune suite par ces mots : « aucun engagement rassurant n’a été obtenu du Minesup », qu’ils l’ont mis en application. Dans la liste des revendications, ils dénoncent le non-paiement des prestations statutaires, la qualité des infrastructures, les conditions de travail. « Le Synes dénonce le paiement partiel de la première tranche de modernisation de la recherche de l’année 2019, une fois de plus le non-paiement de diverses prestations académiques dans l’ensemble des campus des universités d’Etat », éclaire le document. Au regard de toutes ces dénonciations, les enseignants estiment que le gouvernement manifeste peu de considération pour l’enseignement supérieur en ce qui concerne, « la qualité des infrastructures, des enseignements, la recherche et les diplômes, les conditions de travail et des vies des enseignants. »

Afin d’épargner la communauté universitaire nationale du maintien des mouvements d’humeur, ils exhortent les ministères en charge de l’Enseignement supérieur et des Finances, « à prendre en leur temps toutes les dispositions utiles pour que les tranches de primes dues et ultérieures soient payées à date.»

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