Cameroun – Force de Défense: Le credo demeure, « honneur et fidélité »

0
111

Nonobstant quelques accusations formulées par les organisations non gouvernementales ces dernières années, l’armée nationale reste debout et professionnelle

Les forces de défense camerounaises sont actuellement face à un maelstrom lié aux rapports des organisations non gouvernementales sur la situation sociopolitique dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-ouest. Il n’en fallait pas plus pour entraîner une levée de boucliers. Les accusations contre l’armée camerounaise sont si graves qu’elles éclaboussent la grande muette, soumise à la furie de certains citoyens qui ont du mal à comprendre comment une armée souvent présentée comme l’une des professionnelles d’Afrique, se retrouve dans les tréfonds de la bestialité, si l’on s’en tient aux faits parfois présentés par les Ong. Dès les premiers effluves de scandale, le gouvernement, crie derechef au fake news. Généralement, on parle de manipulation, de vidéo grossièrement montée pour jeter l’opprobre sur l’armée. Toute chose qui ne refroidit pas les ardeurs des organisations non gouvernementales à la réputation bien établie dont, le Redhac et Amnesty International.

Outre ces accusations qui ont rythmé l’actualité ces dernières années, inutile de caviarder ces multiples vidéos qui infestent internet, montrant des cas d’exactions contre les civils dans le cadre de la crise anglophone qui secoue les régions du nord-ouest et sud-ouest. Pourtant, lorsqu’il y a une vidéo qui accable les soldats, l’armée procède à l’authentification des images afin de voir si les éléments seraient impliqués. Cette authentification, explique-t-on au ministère de la défense, repose sur deux facteurs principaux. Il s’agit de l’analyse phénotype des éléments de scène. Cette analyse permet de ressortir les éléments factuels. Le second élément porte sur l’analyse des éléments factuels cybernétiques. Ici, il est question de voir s’il n’y a pas eu une incrustation (superposition) d’images, si sur ces images, il n’y a pas plusieurs spectres, ce qui veut dire qu’il y a eu un montage et qu’on a ajouté une voix. Malheureusement, il s’agit très souvent de fake news.

Une chose est sure, tous ces scandales touchent à l’honneur l’armée. Cependant, ils sont loin d’être rédhibitoires. Qu’on le dise d’entrée de jeu, les forces de défense camerounaises sont très largement constituées d’hommes d’honneur. Il en aurait été autrement qu’ils ne seraient en rien ces murs de protection qui nous permettent de dormir tranquille, parce qu’ils veillent. L’histoire camerounaise est jonchée de leurs prouesses innombrables. L’un des rapports d’international Crisis Group (ICG) leur rend d’ailleurs un hommage voilé, en indiquant la baisse dansles affrontements dansle cadre de la guerre contre Boko Haram. Nombre de ces soldats ont payé de leur vie pour que la nation tout entière debout et jalouse de sa liberté. Nombre de ces soldats ont versé de leur sang pour que jamais, un seul centimètre carré du triangle national ne soit occupé pas les agresseurs. Comme tous les corps de métiers, la grande muette a aussi ses démons. Sans vouloir excuser quoi que ce soit, le monde n’est pas parfait. Le plus important n’est pas qu’ils existent, mais plutôt comment ils sont gérés. Rien que pour cela, le crédo demeure : « honneur et fidélité ».

Laissez notre armée tranquille

Qui ne se souvient pas du film de Rob Reiner, d’après un scénario d’Aaron Sorkin, « des hommes d’honneur », avec Tom Cruise à l’affiche ? Le code rouge, qui constitue la trame de cette intrigue cinématographique, montre que des pratiques ignominieux non conventionnelles et hors manuel peuvent se développer au sein d’un corps professionnel tel que l’armée. Elles sont souvent source de drames. Les actes graves d’une barbarie extrême telles qu’exposée dans les vidéos polémiques sont inexcusables, mais les bavures font parties de la vie d’une armée. Et en matière de bavure, aucune soldatesque n’est comparable à celle américaine dont l’un des pires scandales demeure celui de la prison d’Abou Ghraib en Irak. En 2004, l’affaire éclate suit à la diffusion de photographies montrant des détenus irakiens torturés et humiliés par des militaires américains. Il n’existe pas de guerre propre. Toutes ont un coté sale, même si cela n’est pas toujours exposé au grand jour. Ce type de scandale, on préfère l’étouffer et le gérer entre les quatre murs, mais lorsqu’il est déterré, la réponse idoine que l’on apporte fait la différence.

Dans cette édition, le journal l’Avenir vous présente tout sur l’armée Camerounaise de 1960, année de l’indépendance du Cameroun jusqu’à ce jour.

Facebook Comments