CEP 2019: Comment les candidats ont été hantés à Ambam

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Les candidats du Cep dans un centre d’examen
TCL TV

Élèves et enseignants s’accusent mutuellement.

Journée particulière, ambiance spectaculaire ! Dans la matinée de ce mardi 11 juin 2019, des milliers d’enfants s’apprêtent à affronter la première journée du Certificat d’Etude Primaire à travers le territoire national. Dans l’arrondissement d’Ambam, les rues s’affluent dès les premières heures. De nombreux candidats, inquiétudes et désuétudes dans les esprits, tentent de rejoindre leurs sous-centres d’écrits à quelques minutes du lancement des premières épreuves, ne sachant pas exactement dans quelle salle ils doivent composer. Dans cette course contre la montre, les parents ne sont pas en reste. « Je suis obligé d’accompagner mon enfant dans son sous-centre pour lui faciliter la recherche de sa salle. J’y étais moi-même hier soir, mais les listes n’étaient pas encore affichées », nous confie M. NDONGO, tout essoufflé.

Sans surprise donc de voir un nuage de poussière s’élever au campus du sous-centre d’écrit de l’Ecole Publique Ambam Centre I, au quartier Nsolé. Candidats et parents y tournent en rond, vérifiant liste après liste devant chaque salle de composition. Il est 07 heures, l’heure prévue pour l’appel des candidats. Des coups de sifflet retentissent au secrétariat. Seuls ceux qui ont pu vite retrouver leurs salles vont se tasser devant celles-ci pendant que les autres continuent de faire la ronde et de roder. La pression monte, et la nervosité avec. « Quand nous on composait, on affichait les listes la veille de l’examen. Cela nous permettait de ne plus nous balader le jourj pour une histoire de nom », nous confie M. MOTTO ZEH. Pendant ce temps, progressivement, les salles de composition se remplissent. En effet, pour y accéder il faut présenter aux surveillants postés à l’entrée, le récépissé et la carte d’identité. « Que personne ne s’assoit devant le numéro de quelqu’un d’autre ! Vous savez déjà lire», lance une surveillante de salle aux candidats déjà à l’intérieur. Dans la foulée, un groupe de candidats venus d’une école privée de la place grouille de peur et d’anxiété dans la cours. En fait, aucun d’eux n’a ni sa carte, ni son récépissé avec lui. « La directrice nous avait dit qu’elle viendra nous donner nos pièces ici le jour de l’examen. Mais nous voici, depuis le matin qui sommes sans nos cartes, la directrice n’étant pas encore là alors même que l’appel a commencé »,s’inquiète le petit Éric. Au Secrétariat, on est plutôt serein. « Nous avons commencé le travail hier. On a arrangé les différents carnets et les salles, plus même les dossiers des enfants. Nous avons 400 et poussière de candidats, réguliers et libres confondus. Et ce matin on va engager avec les premières épreuves comme le prévoit l’emploi du temps. Je peux vous rassurer que tout va se passer dans les bonnes normes également », rassure M. Bekoung, le Chef du Secrétariat de ce sous-centre de 438 candidats répartis dans 09 salles. 07h43 minutes, les derniers candidats sont en train d’arriver. Dans la cours, une foule de parents aux visages inquiets peine à libérer le sous-centre. Chacun veut se rassurer que son enfant est entré dans la salle avant de rentrer. « Les parent ne composent pas. Vous faites encore quoi ici ? », S’élève une voix du secrétariat.

Quelques instants après, alors que la première épreuve est envoyée dans les salles, une candidate se pointe devant une salle. Après identification, il s’appert qu’elle compose dans un autre sous-centre d’écrit situé à quelques kilomètres de là. « Cours ! Prends la moto. On va lancer la première épreuve dans quelques secondes », ordonne une surveillante à cette candidate qui doit composer au sous-centre de l’Ecole publique Ambam NewBell. 07h45, silence total dans la cours. Les parents ont enfin libéré. Dans les salles de composition, la première lecture de l’épreuve de dictée a débuté. Dix minutes plus tard, le reporter de l’Avenir libère les lieux. Direction, sous-centre d’Ambam New-Bell. Ici, ce n’est qu’à 08h passé que la première lecture de la dictée a pu retentir. « Nous n’avons pas connu de retard. On vient de démarrer avec la première épreuve, Dictée et question. Il y a deux sous-centres ici. Un pour les écoles bilingues, l’autre pour les écoles publiques. Jusque-là nous n’avons pas de problème. On espère avec l’aide de Dieu que tout va bien se passer», optimise Mme EDOU Sylvie, présidente du Sous-centre.

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