Nord-Ouest: Le gouverneur lève le couvre –feu

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Adolphe Lele Lafrique, Gouverneur de la Région du Nord-Ouest - Archives, Actu-Plus.cm
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Malgré cette mesure administrative, la ville de Bamenda est en proie au doute.

Cette levée du couvre-feu intervient au moment où les forces de défense camerounaises, infligent de plus en plus des défaites cuisantes aux groupes sécessionnistes. Depuis un certain, il souffle comme un vent d’accalmie dans la région du Nord-Ouest mais aussi dans celle du Sud-ouest. Cela fait suite à la baisse des affrontements et des incursions des groupes terroristes dans les établissements scolaires et autres lieux publics pour perpétrer des actes criminels tels que la mise à mort par tortures, les coups de feu ou les incendies. Sauf que les habitants de Bamenda demeurent dans l’incertitude après la levée du couvre-feu nocturne, décidée le 14 juin par l’autorité administrative de cette région du Nord-Ouest. Alors que les déplacements sont à nouveau autorisés entre 18h et 6h, de nombreux habitants de Bamenda ont préféré rester chez eux le week-end une fois la nuit tombée. Seuls de petits groupes d’individus des jeunes pour la plupart sont visibles dans les rues. La confiance de la population tarde à revenir, et pour cause, les violences n’ont véritablement pas cessé malgré la levée du couvre-feu par le gouverneur Adolphe Lele Lafrique. Le lendemain, quatre policiers ont été tués et six autres blessés dans un attentat à l’engin explosif dans la région voisine du Sud-Ouest. Selon le ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi, ces éléments des forces de sécurité auraient roulé sur une mine posée dans la ville d’Eyumojock, dans le département de la Manyu.

Vers un retour à la normale ?

Cette « restriction sécuritaire » avait été imposée en septembre 2018 par le gouverneur de la région, afin de prévenir les attaques des milices sécessionnistes. Celles-ci avaient alors franchi un nouveau cap,avec l’attaque d’un convoi de transport en commun et une interruption momentanée de l’axe Bamenda-Yaoundé. La décision du gouverneur de la région du Nord-Ouest s’inscrit dans la « ligne d’apaisement » engagée par le gouvernement, et défendue par le Premier ministre Joseph Dion Ngute lors de ses descentes dans les deux régions anglophones en mai dernier. Cependant, la volonté affichée par le gouvernement de résoudre la crise anglophone se heurte à l’entêtement des activistes sécessionnistes, qui souhaitent dialoguer avec le gouvernement sous certaines conditions. Il s’agit entre autres de la présence de parties tierces, et sa tenue dans un pays neutre.

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