Panique à Douala après une altercation entre des agents de la police municipale et ceux de la mairie de Douala 1er

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Il a fallu une intervention musclée des éléments de police pour apaiser Bonanjo, le quartier d’affaires de Douala. Appelées en renfort, les forces de sécurité venaient mettre fin à la violente altercation qui a opposé, en fin de matinée, les agents de la police municipale de la communauté urbaine de la ville à ceux de la mairie de Douala 1er, l’un des 6 arrondissements que compte la capitale économique du Cameroun.

À l’origine de cette rixe, un conflit de compétence sur la gestion des parkings publics au sein de la ville. Selon Fritz Ntonè Ntonè, le délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Douala, « il a été donné de constater une prolifération de la vente des tickets de parkings payants et le remorquage illicite des véhicules sur les voies publiques ».

Une situation décriée par de nombreux usagers, et susceptible de « semer le trouble et le doute » chez les citoyens, selon Fritz Ntonè Ntonè. Fort de son statut de « super-maire » de la ville, il a ainsi entrepris le 26 juin dernier d’interdire toutes les activités d’exploitation de parkings publics, jusqu’à l’aménagement de nouveaux emplacements. « Tout individu surpris en train de vendre des tickets, ou de procéder à des opérations de remorquage illicites, sera aussitôt interpellé », prévenait-il dans un communiqué radio-diffusé le même jour.

Une « bagarre générale »

Une mise en garde cependant ignorée par les agents de la municipalité de Douala 1er, qui sont retournés à leurs activités ce jeudi, jusqu’à l’intervention de la police municipale de la communauté urbaine. « Il y a d’abord eu des échanges verbaux entre les deux camps, puis la situation a viré à une bagarre générale. Les agents de la communauté contre ceux de la mairie, tout le monde était mêlé », rapporte un témoin joint par Jeune Afrique.

Alertés, les éléments du commissariat central numéro 1 ont rapidement débarqué sur les lieux. Mais leurs velléités de médiation se sont heurtées à la violence de l’altercation, qui ne leur a laissé aucun autre choix que de disperser les belligérants. Des gaz lacrymogènes ont été tirés, provoquant un mouvement de panique au sein de la population.

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