Plus feu sur le BIR

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Le bataillon d’intervention rapide est en première ligne des dispositifs sécuritaires de notre pays.

Créé en 1999 pour lutter contre le grand banditisme en zone de forêt et surveiller les frontières, le bataillon léger d’intervention (BLI) devenu bataillon d’intervention rapide (BIR) en 2008, est donc en première ligne face à la menace asymétrique de Boko Haram dans la région de l’Extrême-Nord. Cette unité d’élite dépend théoriquement du ministère de la Défense, mais n’a de comptes à rendre qu’au président de la République sur le plan opérationnel si l’on tient aux informations mises à notre disposition par nos sources. Tenu secret, son budget est directement financé par la Société nationale des hydrocarbures (SNH). Le BIR n’a donc aucune incidence sur le budget de la Défense, a-t-on appris. Cependant, la bonne dotation financière du BIR lui permet de mieux rémunérer ses hommes, d’acquérir des équipements onéreux, dont un bateau-hôtel (Rio-Del-Rey) à Bakassi (Sud-Ouest), et de se doter d’armement de pointe. Le BIR a bonne réputation auprès de la population pour avoir stoppé le fléau des coupeurs de routes dansle nord du Cameroun. Ses soldats, dont la formation s’achève par une marche commando de 400 kilomètres avec 15 kg de charge, protègent également les expatriés et les entreprises travaillant dans la zone lorsqu’elles en font la demande.

Le bataillon a été commandé à partir de 2001 par le colonel israélien Abraham Avi Sirvan, jusqu’à son décès dans un accident d’hélicoptère en novembre 2010. En dépit de ses résultats, le BIR est néanmoins mis en concurrence avec d’autres forces spéciales, dont le Groupement polyvalent d’intervention de la gendarmerie nationale (GPIGN). Depuis l’intensification des menaces dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, l’armée camerounaise recrute et rajeunit ses troupes. Plusieurs milliers de jeunes sont recrutés chaque année pour s’ajouter à un effectif globalement évalué à 30 000 hommes.

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