Vallée du Ntem: Les responsables du Minjec crachent du feu sur Mounouna Foutsou

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MOUNOUNA FOUTSOU, Minjec - Archives Actu-Plus.cm
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Au centre de la brouille, la distribution des places pour les stages de vacances au ministère de la jeunesse et de l’éducation civique.

Les jeunes et les responsables des services déconcentrés du ministère de la jeunesse et de l’éducation civique dans la Vallée du Ntem sont aux abois. Ils accusent le chef de ce département ministériel, MOUNOUNA FOUTSOU de les ridiculiser avec le nombre « très minable » de places disponibles pour les stages de vacances. L’opération de dépôt de dossiers des jeunes candidats aux stages de vacances ouverte par MOUNOUNA FOUTSOU au sein de son département ministériel a pris fin le vendredi 14 juin 2019 dans les dix régions du pays. Si pour l’heure, aucune information ne précise ni le lieu, ni la nature du travail des futurs stagiaires, des indiscrétions parlent d’une somme de 50000 fcfa, comme ce que devra gagner chaque jeune à la fin du stage. Ce qui gonflerait davantage la controverse autour du nombre de places requises pour chaque région. Dans la Vallée du Ntem, les polémiques vont bon train. « C’est 15 stagiaires dans la Région du Sud. C’est le délégué régional qui se chargera de la répartition en fonction des structures qu’il aura en main », explique Madame AYANGMA Marthe, Chef CMPJ dans l’Arrondissement d’Ambam. Une information qui révolte et décourage les jeunes de la localité. « Quand on dit 15 places dans tout le Sud, nous on aura combien dans la Vallée du Ntem, et chacun des arrondissements en aura combien », se demande le jeune Eric, tout juste après le dépôt de son dossier, au CMPJ d’Ambam. « Moi je crois que notre ministère est conscient de nos problèmes et qu’il est incapable de les résoudre, mais a choisi de faire semblant de vouloir nous aider », désespère Sylvain qui a désisté à déposer le dossier.

En effet, selon la délégation départementale du Minjec, 400 places sont disponibles au plan national. Mais le ministère aurait choisi de prendre à lui seul 250 et de laisser 150 aux régions. « L’an passé, on a pris personne dans la Vallée du Ntem. Et cela nous a mis dans les problèmes avec les jeunes et leurs parents », révèle notre source de la délégation départementale. « Si le ministre veut organiser les stages pour eux les bosses de Yaoundé, qu’il le fasse sans chercher à nous mettre dans les problèmes avec le bas peuple », va-t-il verser dans la colère. Selon la même source, « Cette année, on prendra une seule personne dans la vallée du Ntem ».

La Commune d’Ambam à la rescousse

Pour baisser le courroux des jeunes dans cette situation embarrassante, le délégué départemental de la vallée du Ntem M. NZHIE DIMI Elie et ses collaborateurs ont trouvé une mesure palliative. Celle d’envoyer tous les candidats du département qui ne seront pas recrutés par le Minjec effectuer leurs stage à la Maire d’Ambam. « Nous sommes en train de parlementer avec Monsieur le Maire qui s’apprête à organiser le festival EKANG pour qu’il occupe tous ces jeunes là-bas et leur donner quelque chose à la fin », nous confie le responsable en charge de la vie associative de la délégation départementale. Occuper utilement les jeunes en période de vacances scolaires est en fait impératif qui incombe non seulement aux parents, mais aussi et surtout aux pouvoirs publics qui se sont donnés l’objectif d’éradiquer entre autres le phénomène de consommation des stupéfiants en milieu scolaire. Seulement, dans la région du Sud en général, et la Vallée du Ntem en particulier, les jeunes se sentent délaissés par leur ministère.

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