Lutte Contre Covid-19: Le Minsante explore la solution africaine

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Le ministre de la Santé publique veut expérimenter la recette proposée par Mgr Samuel Kleda, archevêque de Douala, ainsi que celle qui vient de Madagascar

Mardi 28 avril 2020, une rencontre était prévue entre des émissaires du ministère de la Santé publique et l’archevêque de Douala, Mgr Samuel Kleda. Les collaborateurs du ministre Manaouda Malachie devaient envisager avec l’archevêque métropolitain des pistes en vue d’une production à grande échelle de la recette médicale attribuée à l’homme de Dieu, qui en faisait déjà usage avant l’avènement du Covid-19. Le Jour n’en sait pas plus sur l’issue de cette rencontre, encore moins sur les résolutions prises séance tenante. Tout juste sait-on que la mission du ministère de la Santé publique devait être conduite par le directeur de la pharmacie, telle que l’a annoncé le ministre Manaouda, lundi dans un tweet : « Je viens de saisir Monseigneur cet après-midi pour qu’une équipe conduite par le directeur de la pharmacie se déplace sur Douala pour évaluer son process et l’accompagner sur tous les plans. »

Presque vingt minutes après cette annonce en grandes pompes, le membre du gouvernement camerounais révélait son intention de se tourner vers Madagascar pour expérimenter la recette proposée par le président de ce pays de l’océan Indien. Dans cette perspective, Manaouda Malachie déclarait, toujours via un tweet, qu’une liaison serait établie dès ce même mardi avec ce pays, « en vue d’en savoir plus sur le produit présenté comme traitement du Covid-19 ». Une source à la Cathédrale de Douala a confirmé cette rencontre, sans préciser si elle a effectivement eu lieu. « Monseigneur Kleda attendait la délégation du ministère de la Santé, qui voulait discuter avec lui de la possibilité de produire une grande quantité de ce produit à base de plantes africaines, pour soigner les malades du coronavirus », a-t-elle affirmé.

Production artisanale

L’esplanade de la Cathédrale Saints Pierre et Paul a été prise d’assaut lundi 27 avril par une foule de patients confirmés ou en attente de confirmation, venus chercher la solution miracle proposée par le tradi-thérapeute Samuel Kleda, dont l’expertise en la matière est reconnue des fidèles depuis le temps où il officiait dans le grand nord. Des témoins affirment que « certains patients abandonnaient les hôpitaux où ils étaient pris en charge, pour se ruer vers la cathédrale ». L’initiative du ministère de la Santé vient donc à point nommé, puisque le coordonnateur de la santé du diocèse de Douala déclarait au Jour, dans sa livraison du mardi 28 avril, qu’il se posait un problème de production industrielle. Ce qui peut expliquer que l’offre soit largement inférieure à la demande. Or, dans le même temps, Engelbert Kameni déclarait que l’archevêque n’avait pas envisagé une mise en vente de son produit, même s’il n’excluait pas l’option d’une production industrielle. « Le produit, Monseigneur Kleda l’a dit, est gratuit. C’est justement là que se pose le problème. La production est artisanale. Donc il serait difficile de résoudre le besoin qui se pose. » De même, le prélat s’est jusqu’ici réservé de donner un nom commercial à ce produit à base d’huiles extraites de plantes, au motif qu' »il y a plusieurs noms sur le marché ». « Nous n’avons pas besoin d’être victimes d’une confusion », a confié au Jour Engelbert Kameni.

T. T. , Le Jour

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