Ngaoundéré: La fièvre Covid-19 fait monter le mercure du chômage

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Une Vendeuse de beignets
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Le secteur informel est le plus touché.

La diversité de notre économie est notre atout majeurs avec elle il faudra tenir avant de retrouver le chemin de la croissance par ce que pour le moment c’est priorité santé. La santé justement qui passe par une bonne alimentation l’occasion donner ce matin d’aller découvrir madame Mahama alias « Mater ».

Grâce aux beignets, tout baigne dans l’huile

« Mater » est une vendeuse de beignets pas comme les autres. Grâce à son commerce, elle a réussi à élever ses enfants et à se construire.

Vendre des beignets est un métier comme les autres. Mater vend des beignets de puis plus d’une quinzaine d’années. Elle débute par un concours de circonstance . Mme Mahama est alors une jeune femme de trente ans, son époux a un revenu mensuel insuffisant et la famille subsiste tant bien que mal « au début c’était pas difficile de faire frire les beignets car ma maman avait l’habitude de le faire a la maison », après un séjour a Foumban de retour a Ngaoundéré elle met la main à la pâte . Elle y mit tellement du savoir faire que son plat de haricots retiendra vite les clients du quartier Mboumjeré où elle habitait elle ne tarde pas à acquérir une grande renommée d’où le pseudonyme << Mater >> . Mater se lève tous les jours à trois heures du matin. Elle apprête sa marmite de haricots ainsi que la pâte de farine . A six heures elle s’installe au bord de la route et se met a l’œuvre. Bouillie , haricots et beignets de farine constituant l’essentiel de sa marchandise.

Indépendante

Mater est aussi une éducatrice parfaite. Contrairement à certaines vendeuses de beignets, elle veille scrupuleusement aux études de ses enfants , elle ne les gardes pas pendant les heures de classe pour l’aider à rincer plats et cuillères. On peut même la vanter d’avoir réussi dans l’encadrement de sa progéniture.

Parmi ses enfants on compte des diplômés de l’enseignement Supérieur , des cadres de la fonction publique et des médecins . La toute dernière Hadjidjatou Faiza est encore sur les bancs.

Assommé par l’âge, Mater aurait pu abandonner son commerce et attendre tout de ses enfants c’est n’est pas le cas. Aujourd’hui elle a passé le flambeau à cette dernière , élève, dorénavant les clients et elle se donnent rendez-vous dans l’après-midi …

Ibrahim Sadjo à Ngaoundéré

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