Football : la CAF veut vendre son centre d’excellence de Mbankomo au Cameroun

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Mais le Cameroun brandit son droit de préemption contenu dans les clauses avec la CAF qui lui permet de récupérer ledit centre en cas de cessation d’activités de la CAF.

La Confédération africaine de football (CAF) et l’Etat du Cameroun sont en désaccord sur la gestion du centre d’excellence de Mbankomo actuellement en décrépitude. Alors que le Cameroun brandit son droit de préemption sur ce centre après la cessation des activités de la CAF, conformément aux clauses de la CAF, l’instance du foot africain conditionne la gestion camerounaise par le rachat du centre, selon des sources crédibles.

Pourtant, il demeure une propriété de la CAF qui a l’entière responsabilité de sa gestion, de son entretien et de la maintenance de ses équipements.

Toutefois, l’acte de concession définitive attribue le droit de préemption au Cameroun dans des situations similaires à l’état d’abandon du site. Pour Abel Mbengue, ancien coordonnateur du bureau de la CAF à Yaoundé, le « droit de préemption que la partie camerounaise a opportunément mentionné dans la dernière disposition des clauses signifient expressément qu’en cas de cessation des activités de la CAF au Cameroun, le centre y compris les superficies et les infrastructures ne sauraient échapper à la vigilance des autorités du Cameroun ».

Ces dernières qui ont d’ailleurs accordé des privilèges inédits à la CAF pour la réalisation de ce projet d’envergure au Cameroun. Notamment l’exonération des droits de douane de tous les matériels et équipements qui se chiffrent à plusieurs centaines de millions de FCFA. En plus de la gratuité de 23 hectares de terrain consacré au projet mené sous l’égide d’Issa Hayatou, ancien président de la CAF.

Pourtant à Dakar ou à Addis-Abeba, s’interroge le Cameroun, la CAF a non seulement acheté le terrain mais déjà cédé ses centre d’excellence au Sénégal et à l’Ethiopie. Un paradoxe flagrant quand la CAF sous Ahmad Ahmad demande au Cameroun d’acheter le centre d’excellence de Mbankomo. « Ce qui n’a pas été les cas ni pour Dakar, ni pour Addis-Abeba, paradoxalement rétrocédés aux autorités des deux pays sans que la CAF ait réclamé quoi que ce soit à ces pays », s’étonne Abel Mbengue.

Tous les éléments de cessation des activités de la CAF dans son centre de Mbankomo sont pourtant reunis. A titre d’exemple, la CAF a clôturé tous ses comptes bancaires au Cameroun depuis 2018 en procédant au virement des soldes au Caire en Egypte.

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