RDPC: près de 100 cas d’indiscipline sur la table

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Les travaux ouverts ce 24 août 2020 par le président de la Commission ad-hoc d’indiscipline, Peter Mafany Musonge planchent sur les cas d’indiscipline relevés lors des élections législatives et municipales du 9 février 2019.

Un huis-clos loin du regard des médias et d’autres curieux au siège du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) à Yaoundé ce lundi. La mine serrée, les visages crispés, des documents portés dans les mains, des discussions à voix basse entre camarades de parti. C’est le constat fait cet après-midi auprès de certains présumés indisciplinés présents à l’appel. Ils ne souhaitent lâcher aucun mot.

Qui est concerné ?

Sur la table de la Commission ad-hoc, des dossiers d’indiscipline de près de 100 militants de base et de nombreux cadres du parti. Conseillers municipaux, maires de certaines communes de Yaoundé allaient et venaient tantôt au téléphone, tantôt un coup d’œil sur la montre dans l’enceinte du siège du RDPC ce jour. Visiblement, l’inquiétude, l’angoisse du verdict des travaux, préoccupe déjà des uns et des autres.

Les présumées accusations

Fidèle à sa charte de fonctionnement et d’organisation interne, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais ne peut tolérer des cas d’indiscipline. Quels qu’ils soient, militants de base, membres titulaires du Comité central du RDPC ou hauts cadres, tous doivent se plier à la discipline du parti, sous peine de sanctions exemplaires. Ceux dont les dossiers sont examen dès ce lundi ont failli à plusieurs niveaux. Selon nos sources, il leur est reproché entre autres:
– le non-respect des décisions internes du parti dans le cadre du déroulement du scrutin du 9 février 2019,
– les tentatives d’achat de conscience des électeurs,
– injures publiques à l’endroit de certains hauts membres du parti,
– désordre caractérisé lors de l’investiture des maires de ville, etc.

Les rapports des travaux qui s’achèvent au plus tard le 28 août 2020, seront transmis à la haute hiérarchie du parti en vue d’éventuelles sanctions, si les accusations sont avérées.

Par Dieudonné Zra

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