Campagne cacaoyère 2020-2021: Le Ministre du Commerce prescrit la vigilance

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Luc Magloire Mbarga Atangana
Luc Magloire Mbarga Atangana,le ministre camerounais du Commerce
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C’était vendredi dernier, à l’hôtel de ville de Yaoundé au cours du lancement de la campagne cacaoyère 2020-2021.

C’est dans un décor de pandémie du Coronavirus que Luc Magloire Mbarga Atangana, le ministre camerounais du Commerce a procédé le vendredi 11 septembre 2020 à la cérémonie de lancement de la campagne cacaoyère 2020- 2021. La cérémonie rehaussée par la présence du ministre de l’Agriculture et du Développement rural Gabriel Mbaïrobe, du directeur exécutif de l’Organisation internationale du Cacao (Icco), Michel Arrion, du président du Conseil interprofessionnel du Cacao et du café. La cérémonie de cette année, pour cause de Coronavirus, n’a pas pu se dérouler sur le terrain, Luc Magloire Mbarga Atangana a donc opté pour un point de presse au cours duquel il s’est fait l’honneur de partager la vision qu’il a de la filière cacao au Cameroun. L’on retiendra toutefois que la campagne qui s’achève a été marquée par une forte contraction de la demande et un fléchissement des cours des produits de rente.

 Luc Magloire Mbarga Atangana a également noté qu’il y avait des efforts à faire de part et d’autres pour ne pas retomber dans la bourrasque de l’année 2016 où les cours du cacao ont connu une chute brutale. Il a appelé les producteurs à aller vers l’excellence où le prix du kilogramme peut atteindre 1600 Fcfa. Quant au Minader, Gabriel Mbaïrobe, il a évoqué quelques obstacles à la production cacaoyère au Cameroun lors de la précédente saison. Aussi a-t-il fait allusion à la crise sécuritaire dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, les changements climatiques. Il a toutefois appelé à la promotion du matériel végétal de qualité. Prenant la parole à son tour, Michel Arrion, le directeur exécutif de l’Organisation internationale du Cacao (Icco) s’est intéressé au niveau des prix jugée très bas à l’international et ceci pendant que la production est croissante par rapport à la consommation. L’Afrique pesant 80% dans ce concert des nations. Michel Arrion s’est préoccupé du revenu des producteurs en souhaitant qu’il faille leur assurer un revenu décent. Du côté du Conseil interprofessionnel du cacao et du café, c’est la fiscalité qui semble être l’obstacle et où le risque de fermeture des portes des entreprises exportatrices qui est à craindre. Mais en définitive, le ministre du Commerce ne pouvait que réitérer les hautes prescriptions du président de la République. Il a conseillé la résilience, la méfiance et surtout la vigilance. « Il faut travailler pour rester sur le bon chemin », a-t-il conclu. Ainsi est donc lancée la campagne cacaoyère 2020-2021 sous les meilleurs hospices sans doute.

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