ENAM : La Famille Angoula accusée d’avoir confisqué toutes les places

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Certaines analyses des résultats du concours 2020 de l’Ecole Normale de l’Administration et de la Magistrature accusent  le Directeur Général, M. Pierre Bertrand SOUMBOU ANGOULA de s’être accaparé des places disponibles en faveur des membres de sa seule famille et de la médiocrité et, au détriment des principes de l’équilibre régional, et surtout de la méritocratie inhérente à l’esprit de concours.

Népotisme, clientélisme, favoritisme, sectarisme tous mêlés à une forte odeur de corruption. Ce sont là, les chefs d’accusations qui pèsent sur le top management de l’ENAM sur les réseaux sociaux.  Quelques heures seulement après la publication des résultats définitifs du concours de l’ENAM 2020 par le Ministre de la Fonction Publique Joseph LE, une alerte d’indignation est lancée par le journaliste camerounais de la diaspora, Boris Berthold menant à un constat indigeste. Dans ce message publié sur les réseaux sociaux, il est souligné un peu trop de noms identifiés comme appartenant à la seule famille de Bertrand Soumbou Angouala, le Directeur Général l’institution qui forme la crème de l’élite dirigeante camerounaise. « De mémoire de journaliste je n’ai jamais vu autant de noms d’une même famille admis à un concours de L’ENAM en une seule année», affirme le journaliste avant de continuer : « En parcourant ces différents arrêtés un constat flagrant se dégage : la consécration de la suprématie d’une famille, en l’occurrence celle du Top management de ladite école, le DG Pierre Bertrand Soumbou Angoula, âgé de 34 ans ».

Pour s’illustrer, le journaliste connu pour son activisme anti-régime révèle qu’au niveau du concours de la Division Administrative dit-il on note en Administration Générale A : – Angoula Biyo’o Jean Chrysostome- Nanga Boubouans Jonas. En Affaires Sociales A : – Nanga Paule Bertille. En Administration du Travail A : – Nanga Bidoung Ghislain. En Administration du Travail B : Edjeme Soumbou Stéphanie (4ème sur la liste d’attente).

Pour ce qui est du concours de la Division des Régies Financières des noms supposés proches du Directeur Général de l’ENAM apparaissent également. En Impôts A : – Vigouroux Biyo’o Chantal. En Impôts B : Soumbou Angoula Pierre Frank (1er sur la liste d’attente). En Comptabilité Matière A : – Bina Vigouroux Johanne Chantal. En Prix, Poids et Mesure A: – Dang Biyo’o Danielle Flore.

Au niveau de la Division de la Magistrature et des Greffes. Administration des Greffes : – Abomo Angoula Julienne Blandine. En Greffes B : – Bella Soumbou Calice Tifanny – Mbezele Angoula Serafine.

Equilibre Régional renversé

D’après le décret présidentiel n° 82/407 du 7 septembre 1982, modifiant et complétant celui du n° 75/496 du 3 juillet 1975 prévoie en fait que la répartition des places pour les concours de la fonction publique tienne compte de la « région d’origine » des parents. On croirait à première vue qu’il ne s’agit dans ce texte qu’une simple répartition des places selon un critère purement territorial ou géographique. Car ni la notion de région, ni celle de groupe ethnique n’apparaissent nulle part dans le décret. Mais à vrai dire, il ne s’agit là de rien d’autre qu’une politique de redistribution ethnique élaborée par l’autorité politique pour la satisfaction de la demande à l’accès des différents groupes ethniques qui composent la société camerounaise. Mais de plus en plus, des voix s’élèvent pour fustiger ce manque de satisfaction de toutes les souches régionales ou ethniques aux différents concours administratifs.  Les concours dont les résultats semblent systématiquement léser certaines régions et groupes ethniques en faveur d’autres. Pour ce qui est des résultats de l’Enam 2020 aujourd’hui querellés, l’écart normé aurait encore été respecté sans faute. A cet effet,  Autochtone Infos souligne avec ironie que « l’équilibre régionale a été respectée lors des admissions à l’ENAM, notamment avec 7% d’admis pour les Régions de l’Ouest et du Littoral, 3% pour l’Est, 4% pour le Nord-Ouest et Sud-Ouest, 10% pour le Nord, Extrême-Nord et l’Adamaoua, et enfin 76% pour les Régions du Centre et du Sud ». Des constats troublants et frustrants qui suscitent l’ire des camerounais sur les réseaux sociaux. « Nous ne comprenons pas pourquoi certains veulent toujours tout pour eux et rien pour les autres camerounais dans ce pays. C’est vraiment méchant de tout s’accaparer et ne pas penser aux jeunes méritant qui ne demandent qu’à servir valablement et honnêtement leur patrie », réagit un internaute.

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