Taxes sur les téléphones: Selon Cabral Libii, l’Etat fuit « les gros poissons » pour s’acharner sur ses « moins chers »

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Le président du PCRN, à travers des messages publiés sur les réseaux sociaux ce 12 octobre 2020 ne cache pas sa désapprobation sur la réforme relative à la collecte de douane sur les téléphones portables et terminaux importés.

Alors que la nouvelle loi annoncée par le Gouvernement le 29 septembre doit entrer en vigueur à partir 15 octobre prochain, l’indignation enfle dans l’opinion. Nombre d’acteurs politiques multiplient des déclarations. C’est le cas Cabral Libii, le député et président du Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale (PCRN) qui ne comprend pas pourquoi l’Etat du Cameroun donne l’impression de vouloir toujours s’acharner sur les plus faibles. Ci-dessous, l’un de ses messages d’indignation posté lundi sur facebook :

« Le rôle de la douane n’est pas prioritairement de percevoir des recettes, cette mission fiscale est naturellement dévolue au service des impôts qui, reçoit en cette matière, l’appui de la douane. La mission de la douane est principalement économique en ce sens qu’elle travaille à régler le flux des marchandises pour protéger le territoire camerounais dont certains produits pourraient être menacés par l’importation. Dans cette même perspective, la douane lutte contre la fraude (contrefaçon, contrebande…).

La taxation sur les téléphones qui n’est évidemment pas une invention camerounaise (parce que ça été inventé dans les pays qui fabriquent les téléphones pour protéger leurs téléphones), révèle tout simplement une fois de plus, le visage rentier de notre État.

Nous ne cessons de le dire, l’Etat paresseux, permissif et aux abois ne doit pas prioritairement s’acharner sur le citoyen ordinaire pour noyer son inertie et sauver sa face. Les vraies  niches fiscales sont énormes et volontairement abandonnées par l’Etat. Elles sont entretenues par la corruption sophistiquée et les passe-droits dans la haute administration.

L’acheteur du téléphone dans la boutique du coin est en fait comme qui dirait prosaïquement « le moins cher ». Le taxer ça se comprend sur le principe. Mais le cibler lui avec rigueur, alors que les « gros poissons » qui peuvent potentiellement payer dix fois plus, jouissent d’une inexplicable complaisance, est inique et dommageable pour notre économie.

Dotons la douane des moyens pour qu’elle puisse jouer pleinement son rôle. La douane n’est pas un comptoir. C’est un levier de puissance.

Hon. Cabral libii« 

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