Yaoundé : Mort soudaine d’une élève journaliste de l’Esstic

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KARIS quitte l'ESSTIC
FON MAFON Karis et son sourire manqueront à ses camarades de l'ESSTIC.
TCL TV
Yaoundé 5 février 2023 – L’étudiante en deuxième année Journalisme à l’Ecole supérieure des sciences et techniques de l’information et de la communication ( ESSTIC) serait morte dans la nuit de vendredi à samedi, dans des situations troubles, au domicile de ses parents.

C’est un weekend accablant chez les élèves de l’ESSTIC, notamment ceux de la filière journalisme. L’ange de la mort vient d’enlever l’un d’entre eux, alors que personne n’avait rien vu venir. Leur camarade, la nommée FON MAFON Karis, élève journaliste en deuxième année, n’est plus de ce monde.

L’onde de choc

« Triste », « Pourquoi tu nous fais ça », « Tu ne nous a rien dit pourquoi », « Tu nous laisses sous le choc », lancent désespérément dans les réseaux sociaux, ses camarades affligés de la 52e Promotion. « Nous avons perdu l’une de nos pépites. C’est un coup dur ! », écrit sur son statut WhatsApp, le président cette promotion.

 Michel AMANA, son ainé académique de Journalisme 3, se souvient encore de l’apport de cette élève dans sa rédaction 4, du journal mural baptisé « Mur de Qatar » que l’ESSTIC a mis sur pied pour couvrir la dernière édition de coupe du monde au Qatar. « Mon coeur saigne. Karis était dans ma rédaction. Elle était l’un de mes meilleurs reporters en langue anglaise », témoigne-t-il.

L’ombre de choc

Selon les informations recoupées auprès des sources proches, l’élève journaliste est morte dans la nuit de vendredi 3 au samedi 4 janvier 2023. Pourtant, jusqu’à vendredi soir, personne n’avait pu imaginer que la petite Karis était dans ses derniers instants de la vie sur terre. Après les cours ce jour-là, elle s’est rendue avec certains de ses camarades à la Maison de la Radio, au poste National de la Ctrv pour prendre part à l’émission « Live Chat » organisée à l’occasion de la célébration de la 57e édition de la Fête de la jeunesse. C’est autour de 18 heures que celle qui aspirait être une journaliste de la trame de DIARA NDIAYE, reçue dans son école juste une semaine plus tôt, est rentrée au domicile de ses parents, au lieu-dit Rond-Point Express. Mais c’était la fin. « Tout s’est joué en une nuit dans le sommeil. C’était dans la nuit de vendredi à samedi, après s’être couché vers 23 heures », rapporte-t-on.

Yaoundé - Les élèves de la 52e Promotion de l'ESSTIC se recueillent au domicile de leur camarade disparue - Samedi le 4 février 2023.
Yaoundé – Les élèves journalistes de la 52e Promotion de l’ESSTIC se recueillent au domicile de leur camarade disparue – Samedi le 4 février 2023.

Samedi, ses camarades de  promotion sont allés se recueillir, au domicile de se parents. De là, l’on notera que la disparue ne présentait aucun symptome, aucun signe de maladie. Jusqu’ici, il est donc difficle de dire ce qui s’est réellement passé. Pour l’heure, émoi et consternation meurtrissent les cœurs, tant dans la famille biologique que celle de l’ESSTIC. Nous y reviendrons.

Karis en souvenir

Notons tout de même que depuis le mois de janvier 2023, c’est la deuxième fois que l’on parle de mort d’une fille dans la filière journalisme. La première fois c’était au lendemain des fêtes de fin d’année avec le cas Ingrid OTAMBO, décédée des suites d’un accident de la route, survenu entre Tiko et Douala. Même si elle n’était plus étudiante de l’ESSTIC, sa disparition tragique avait attristé toute l’école dont elle est sortie il y avait seulement quelques mois, plus exactement en novembre 2022.

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